« The Petrol Bomber »
Lisfannon Park, Rossville street, The Bogside, Derry
Les murals des Bogside Artists tiennent une place
particulière.
Les Bogside Artists, Kevin Hasson Tom et William Kelly ont commencé à peindre dans le quartier du
Bogside en 1994.
Ce qui les différencie des autres muralistes est leur
indépendance des groupes politiques et paramilitaires.
Le financement des premières fresques s’est uniquement fait
par donation des habitants du quartier. Dernièrement, ils ont réussi à obtenir quelques subventions à travers les fonds européens pour la paix.
Lors d’une interview de Tom Kelly en avril 2004, il a
insisté sur le fait que leur but était de créer une galerie en plein air qui témoignerait de ce que les habitants du quartier dont les artistes font partie, avaient vécu pendant toutes les années
des troubles.
« The Petrol Bomber » (le lanceur de
cocktail Molotov) relate la bataille du Bogside qui dura trois jours en août 1969 et qui est un des points marquant le début de ce qu’on a appelé les troubles.
Le jeune manifestant n’est autre que le petit cousin
d’un des artistes. En arrière plan, on peut deviner d’autres émeutiers en haut d’un immeuble qui jetaient tous ce qu’ils pouvaient sur les forces de l’ordre y compris des
baignoires.
Par Miossec
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« Bernadette »
Rossville Street, The Bogside, Derry
Le personnage à droite avec le mégaphone, c’est Bernadette Devlin qui était avec son groupe d’étudiants
People’s Democracy, une des leaders dans la lutte pour les droits civiques.
Elle est aussi connue pour avoir été la plus jeune députée de Westminster et moins connue pour avoir giflé le
ministre de l’intérieur britannique en pleine séance du parlement.
La femme agenouillée avec le couvercle de poubelle
rappelle la technique utilisée à cette époque pour avertir qu’une patrouille de l’armée ou de la police arrivait dans le quartier.
Au-dessus d’elle, il y a deux émeutiers. Et enfin,
le fameux mur portant l’inscription : Vous entrez maintenant dans le Derry libre qui existe toujours et est régulièrement repeint. Il se trouve à dix mètres de ce
mural.
Ce mur était à l’origine le
dernier d’une rangée de maisons marquant l’entrée du Bogside qui avec celui de Creggan fut totalement contrôlé par l’IRA du 12 août 1969 au 31 juillet
1972.
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« Bloody
Sunday »
Rossville Street, The Bogside, Derry
C’est l’exacte réplique d’une photo prise pendant le Bloody Sunday, le 30 janvier 1972. L’homme qui
brandit le mouchoir est le père Daly qui deviendra plus tard évêque de Derry.
Ce jour-là une manifestation pacifique contre
l’internement sans procès fut attaquée par les parachutistes de l’armée britannique. Ces derniers tirèrent dans la masse des manifestants et tuèrent 13 personnes. Une 14ème, bléssée,
mourut quelques temps plus tard d’une tumeur au cerveau. Sa famille est persuadée que les événements du Bloody Sunday ont accéléré sa maladie.
Au moment de l’accord du vendredi saint, une
commission d’enquête a été ordonnée par le gouvernement britannique. Les entretiens ont duré plus de deux années et Lord Saville qui présidait la commission n’a toujours pas donné ses
conclusions. Le rapport devrait être rendu dans le courant 2007 soit neuf années après le début de l’enquête. Il devrait enfin être rendu, cette année.
Dernièrement, les artistes du Bogside ont
éntamé un rafraîchissement de leur murals pour les adapter à un éclairage nocturne.
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The Bloody Sunday Commemoration Mural
Westland Street, The Bogside, Derry
Celui-ci a été peint en octobre 1997 pour commémorer le 25ème anniversaire du Bloody
Sunday.
Dans la nouvelle
version, l'entourage a été changé et une croix a été ajoutée au centre.
Les feuilles de chêne sont une
référence au nom irlandais de la ville : Doire ou Doire Cholm Chille qui signifie "les chênes de Colm-Cille ".
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The Death Of Innocence
Rossville Street, The
Bogside,Derry
Annette McGavigan été tuée par un soldat
britannique le 6 septembre 1971, à l’âge de 14 ans.
Elle était la cousine de Kevin
Hasson, l’un des artistes.
Les artistes ont voulu faire de ce
mural un lieu saint. Un crucifix apparaît en haut à droite pour symboliser la résurrection tout comme le papillon qui n’avait pas été terminé, intentionnellement. Il devait l’être dès
que la paix serait rétablie.
Depuis le mois de juin 2006, c’est chose faîte. Le papillon s’envole dans le soleil et l’arme est peinte
en rouge et brisée en deux.
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